Quel parent n'a jamais été surpris par la violence d'une colère de son enfant ? Qui n'a jamais eu envie de lui sommer de faire avec ses émotions et de se taire ? Chez Shirley Ze Pap, c'est une recherche constante pour aider les parents comme les enfants a mieux vivre ses émotions. 

 

J'étais une petite fille pleine de colère. Bouh, pas bien ! J'ai appris à enfouir cette graine de sentiment pour que personne ne puisse la voir. Mais ... La graine s'enracine, s'enfonce dans le coeur, et pour être "un enfant bien" il faut ériger les barrières, les murs, les murailles. Culpabilité. Et un jour la colère a éclaté, vive, claire, douloureuse, nécessaire. Et j'ai appris à vivre avec, à la calmer, à la comprendre. A m'en servir pour ne plus être en colère. 

Bref, je savais pourquoi je devais coudre des coussins de colère. C'était il y a 4 ans et aujourd'hui encore je vois tout l'étendu des possibilités qu'il offre aux enfants coléreux. Avec le recul et pour répondre à vous, parents, qui me posez beaucoup de questions, j'explique le rituel à mettre en place pour que le coussin ne soit pas "juste un support à taper". On n'est pas là pour faire un entraînement GI mais pour donner à l'enfant la possibilité de prendre sa colère et d'en faire autre chose. Avant de poursuivre, il est essentiel de rappeler que je ne parle qu'avec mon expérience, faite du retour des clients, de lecture sur la parentalité, de bon sens et d'une part de mon enfant "en colère". I am not psy. 

 

DSC_0663

Questions posées : 

- A partir de quel âge ? 

Dès 12 mois, si l'enfant tape ou mord, vous pouvez lui proposer un coussin. Il restera un support douillet sans danger.

Dès 3 ans, (deux ans si l'enfant s'exprime bien) et jusqu'à environ 7 ans, âge de "raison", il sera nécessaire d'instaurer un rituel dans lequel la communication reste un élément indispensable. Les enfants sont friands de rituels sécurisants ; je vous en propose un plus bas, à vous d'interpréter la méthode selon votre enfant. 

 - Va-t-il s'habituer à frapper ? 

Le coussin de colère est un outil parental de transition entre le fait (la colère) la forme (l'expression de la colère) les mots (s'exprimer, comprendre) et la gestion de l'emotion (raison). Demander à un enfant de taper sur un support qui ne souffrira pas, sans se blesser, ne conduit pas à devenir un Dexter en puissance, au contraire. Mais le principal reste la communication, qui ne doit jamais quitter la relation enfant - parent - coussin. 

- En déco c'est sympa !

Je préfère vous proposer des coussins personnalisés "visage de votre enfant", bien plus sympa !  On ne vit pas avec la colère, pas besoin de la voir tout le temps ;) 

DSC_0714

- Quel visage choisir pour le coussin de la colère ? 

La colère, c'est la colère ! Mais parfois, les enfants sont plus sensibles, ils préféreront le visage bobo, plus triste. Ou bien pour les gros crieurs, le visage qui crie. Faites leur confiance, leur choix sera le bon. Les enfants se sentent intuitivement plus proche d'une émotion que d'une autre. 


 

 

 

Comment utiliser le coussin de colère ? Le rituel à mettre en place à partir de 2 ans

 

apprendre à désigner une émotion négative - trouver une solution immédiate de soulagement -

 

comprendre ce qui est arrivé - puis, à terme, être capable de s'apaiser

 

 

 

- Présentez à l'enfant son coussin de colère personnel. Expliquez lui qu'il s'agit d'un coussin où il est totalement permis de taper (mordre, crier etc.) lorsqu'il se sent en colère.

 

- Demandez à votre enfant de lui trouver une "cachette" (le coussin doit être accessible rapidement). Sous le lit, dans le bas du placard, accroché au mur de dos ... Évitez scrupuleusement la déco "colère" ;) 

 

- Une fois la cachette trouvée, le coussin loin, parler-en avec votre enfant. Laissez-le s'exprimer, demandez-lui ce qu'il en pense, écoutez ses observations, même négatives.

 

- Vous êtes chanceux ? Vous ne le reverrez pas de sitôt. Vous l'êtes moins ? Une heure après, vous pourrez déjà le proposer.

 

- C'est le moment d'encourager votre enfant à se libérer de sa colère ! High kick, double kick, Dachi Dachi ! Le coussin doit en prendre plein sa poire ! Je ne compte pas les colères qui se terminent en fou-rire ;)

 

- Le coussin de colère rangé, le calme revenu, LE moment de l'écoute bienveillante prend le relais. Que s’est-il passé pour que la tension monte ? Quel a été le déclencheur ? Comment se sentait-il ? etc. etc. Chacun son enfant, chacun son parcours. 

 

- Bientôt, votre enfant dira qu'il est en colère et ira chercher son coussin. C'est bien : il prend conscience de ses émotions, met des mots précis dessus et trouve une solution. Bien souvent sur le chemin jusqu'à la cachette, la colère sera redescendue. Votre enfant donnera quelques petits coups "histoire de jouer les pas contents" mais vous sentirez que la crise est passée avant même d'être audible.

 

- Il sera parfois nécessaire d'oublier le coussin quelques jours, voire quelques semaines. Alternez avec d'autres rituels comme : dessiner sa colère dans les moindres détails (le parent peut prendre le crayon si l'enfant est trop jeune) puis déchirer le papier et le mettre à la poubelle ; regarder les paillettes d'une boule de neige descendre le temps de se calmer etc. Le net regorge d’astuces plus géniales les unes que les autres ! 

 

- En prenant conscience de sa colère, en lui permettant de l'exprimer physiquement puis de mettre des mots sur les situations qui créent une émotion négative, l'enfant qui grandi sera capable d'accepter la colère et de la transformer pour mieux la vivre.

 

Parce qu'au final, ce qui nous interesse, c'est quand même bien "l'après" !  Courage, parent ! Notre tache est immense mais nous sommes plein de ressource ! 

Vous retrouverez les coussins de colère sur mes boutiques en ligne, cliclic ! 

 

DSC_0495 (2)

 PicMonkey Collage carte visite (2)